Jour d’entraînement officiel en biathlon. Le parcours est tracé et balisé tel qu’il le sera le jour de la course. Les athlètes revisent le parcours, visualisent leur course et font quelques rondes de tir à haute intensité.

Un entraînement pré-course ne devrait pas dépasser 75 minutes à basse intensité. Quelques sprints sont de mise pour réveiller les différents systèmes d’énergie, mais sans plus. Dans les conditions de neige actuelles, il est très difficile de limiter ses pulsations cardiaques. Pour ma part, même sur le plat, j’ai du mal à rester calme.

Je suis extrêmement confiante dans le champ de tir aujourd’hui. Ensemble, la carabine et moi réussissons 28 tirs sur 30. Après deux mois de résultats mitigés, je me sens prête pour ma première course. C’est grâce à James du Club Chelsea Nordiq qui m’a prêté le canon de sa carabine Steyr.

Merci James, ça marche!

Je suis particulièrement heureuse de représenter le Canada au biathlon. C’est un sport très populaire en Europe mais beaucoup moins au Canada en raison, entre autre, du manque d’infrastructures. Seuls trois des 11 skieurs canadiens participeront aux épreuves de biathlon en plus du ski de fond: Mark Arendz, Margarita Gorbounova et moi-même.

Après l’entraînement, je suis complètement claquée. Le décalage horaire, les entraînements répétitifs dans la slush prennent le desssus. Ça n’augure pas bien pour ma première course…

C’est à ce moment que je prends la décision difficile de ne pas participer à la cérémonie d’ouverture. Ça me rend triste de manquer ce grand événement mais c’est plus sage ainsi car je dois conserver mon énergie. Les athlètes quittent le village paranordique à 16 h 30 pour refaire le trajet jusqu’à Adler sur la côte. Ils ne seront pas de retour avant minuit.

J’écoute la cérémonie les jambes allongées depuis ma chambre avec beaucoup d’émotion.