Réveil à 2 am. Je tourne et me retourne comme une saucisse dans un réchaud. Pas moyen de me rendormir. Le décalage de 9 heures se fait sentir.

À 4 am, je me lève. J’admire quelques instants la garde-robe HBC des athlètes paralympiques canadiens étalée un peu partout dans ma chambre. Trente deux items en tout, on est gâtés! Je me secoue les méninges avec un café (il est servi avec du lait chaud, comme je l’aime) avant d’attaquer ma première vraie journée.

Ma chambre donne sur les montagnes et la piste de ski. Mais je n’aurai pas l’occasion d’y voir circuler des skieurs car cette portion du parcours n’est plus entretenue depuis les olympiques. Les parcours paralympiques sont différents car ils doivent respecter les normes du Comité paralympique international. Il en est de même pour le champ de tir qui a été relocalisé dans le stade de ski de fond.

La première journée d’entraînement nous laisse sans le souffle. Est-ce le décalage horaire? L’altitude? Ou tout simplement la neige qui croule sous nos pieds et nos bâtons, réchauffée par des températures printannières qui atteignent 15°C dans l’après-midi. De vraies patates pilées. C’est ainsi que l’expression ski “de fond” prend tout son sens!

Ma co-chambreuse Robbi Weldon se remémore en riant qu’il faisait plus froid à Londres lors des Jeux d’été de 2012.  Chose certaine, les épreuves s’annoncent longues et difficiles, surtout pour les skieurs-luges qui ne comptent que sur leurs deux bâtons pour avancer.