À l’approche des Jeux paralympiques, plusieurs d’entre vous m’ont envoyé des vœux de succès et de chance, et je vous en remercie. C’est avec un pincement au cœur que je les reçois, car je n’irai pas à PyeongChang.

Malheureusement, je suis toujours aux prises avec les symptômes d’une commotion cérébrale subie lors d’une chute en vélo cet été.

L’automne et l’hiver furent particulièrement difficiles, tant physiquement que moralement; les symptômes s’aggravant chaque fois que je tentais de reprendre de mes activités. J’ai dû annuler, tour à tour, camps d’entraînement et compétitions, pour finalement me résigner à céder ma place aux Jeux.

Il va sans dire, je suis très déçue. Mes performances lors des épreuves de qualification en Corée l’an dernier laissaient présager une autre fin. Comme quoi, la vie a un autre plan pour moi.

La vie se fout pas mal de nos espoirs, de nos projets, de nos objectifs... Son seul but est de nous faire vivre les expériences qui nous permettront de grandir. À nous de leur résister ou d’embarquer.

Il est trop tôt pour dire comment je rebondirai de cet épisode. Pour le moment, je vis ça un jour à la fois. La commotion cérébrale est une blessure capricieuse. Contrairement à d’autres blessures, elle ne se guérit pas par pure détermination ou volonté. Il faut accepter l’incertitude et miser sur les leçons et les victoires du moment.

Mais, bien que le progrès soit lent, je suis sur la voie de la guérison et j’ai confiance que la vie m’entraîne là où je dois aller. La seule chose qui me manque vraiment… c’est de skier.

En attendant, je souhaite la meilleure des chances à tous les athlètes paralympiques en route pour PyeongChang. Ils seront plus forts que jamais et, grâce au leadership du Comité paralympique canadien en matière de diffusion, plus visibles que jamais!

Alors, du 9 au 18 mars, je vous invite à vous à vous laissez porter par l’esprit combatif de nos athlètes paralympiques canadiens.