L’épreuve de biathlon court (6 km pour les femmes, 7,5 Km pour les hommes) marque le coup d’envoi de ces Jeux aujourd’hui, en présence du président russe qui est un mordu du sport.

Je me suis réveillée fatiguée, mais totalement pompée à l’idée de compléter ma première épreuve paralympique. Le soleil est déjà haut dans le ciel lorsque je me rends au stade, ramollissant la neige bien comme il faut! Heureusement, les organisateurs avaient salé la longue montée pour la rendre un peu plus ferme.

J’ai chaussé mes skis pour un bon réchauffement tandis que j’entendais la foule encourager les skieurs-luges en plein compétition dans le stade. Klaxons, cloches à vaches, clameurs…quelle foule énergisante. Lorsque je me suis rendue au stade avant ma course, pour “zéroter” ma carabine, les gradins étaient bondés. C’était impressionnant, intimidant même! On a vraiment pas l’habitude d’avoir tant de regards portés sur nous lors des coupes du monde.

C’est quoi un zéro? Avant la course, les skieurs se rendent au champ de tir pour ajuster la mire de leur carabine afin que les tirs soient bien centrés – à zéro.

Si le vent souffle vers la droite, la mire est déplacée vers la gauche; si le soleil plombe sur la cible, la mire est ajustée vers le haut. Des drapeaux flottent à différents endroits dans le champ de tir pour indiquer la direction du vent dont la force et la turbulence peut varier d’une allée à l’autre. Pendant la course, les skieurs doivent demeurer vigilants et continuer d’ajuster leur mire aux conditions.

Pas de surprises pour moi: je suis arrivée bonne dernière, mais totalement emballée par cette première expérience paralympique qui m’a donné un bon résultat au tir (7/10) dans cette distance à l’échelle internationale. Lors de ma première expérience en janvier 2012, j’avais manqué toutes mes cibles.