L’énergie et la fougue ne sont pas au rendez-vous ce matin. Je me présente à la ligne de départ du biathlon 12,5 Km les oreilles bourdonnantes et la gorge un peu désséchée, mais résolue à compléter le parcours. C’est dur et glacé ce matin. Ça facilite les montées mais fragilise les descentes.

Ce qui n’a pas aidé, c’est la confusion liée au parcours!

Première en piste à 12:00:30.  Au premier virage, je constate que la longue montée de notre parcours est bloqué par des balises et des officiels de course. Je suis très confuse, mais je poursuis la course en suivant le parcours balisé du 3 Km en jetant des coups d’oeil répétitifs à l’arrière pour voir si mes collègues suivent. Toutes les filles prennent le même parcours, avec le même étonnement sans doute, sauf notre collègue japonaise qui traverse les balises pour suivre la boucle du 2,5 Km.

Les règlements du Comité paralympique international stipulent que les athlètes doivent suivre le parcours officiel de la course, dans ce cas-ci la boucle de 2,5 Km. En même temps, ils stipulent que les athlètes doivent suivre le parcours balisé. Au deuxième tour, l’erreur des organisateurs est corrigée et le parcours de 2,5 Km est ouvert. Pour sa part, la japonaise doit compléter le parcours de 3 Km à son dernier tour.

Quelle histoire! Les résultats de cette course sont contestés.

Pour ma part, j’ai été complètement déstabilisée par l’imprévu mais surtout très fatiguée. J’ai eu du mal à compléter la course. La jambe gauche ne suivait tout simplement pas et le reste du corps non plus. La bonne nouvelle: j’ai quand même rencontré mon objectif de 80% dans le champ de tir en réussisant 16 des 20 tirs. Maintenant, il faut travailler le ski!

J’en profite pour lever mon chapeau à l’équipe japonaise, qui m’a encouragée à chaque tournant du parcours de course, et à la foule qui est tout simplement extraordinaire. Malgré mon arrivée tardive, j’ai été accueillie à la ligne d’arrivée comme la reine d’Angleterre.