Moi en bref.

Franco de coeur. Curieuse d'esprit. Perfectionniste à temps complet. Amputée assumée.
Indépendante créative. Athlète motivée. Personne ouverte sur le monde.

J’ai grandi dans la Basse-Ville d’Ottawa avec ma mère, mes deux sœurs et une collection de perruches cockatiels. À cette époque déjà, j’aimais le chocolat, les jeux de mots, et le patin à roulettes… mais pas les sports d’hiver.

J’ai fréquenté les écoles Ste-Anne et Francojeunesse et complété le programme de danse moderne à l’école secondaire De-La-Salle. Au fil du temps, grâce à Passe-Partout, Paul Demers, la FESFO et le Festival franco-ontarien, mes racines francophones se sont creusées. Peu importe où je me trouve dans le monde, mon cœur reste toujours bien ancré en Ontario français.

Je suis diplômée en science politique et en histoire de l’Université d’Ottawa et en journalisme de l’Université Napier en Écosse. Mon parcours académique est ponctué de séjours prolongés en France et en Espagne, puis en Écosse et en Alberta où je travaille quelques années comme journaliste à la presse écrite et à la radio. De retour à Ottawa, c’est à la télévision que je poursuis ma carrière avant de me joindre à la fonction publique fédérale. Au cours de cette période, la course à pied et le Ultimate (frisbee) font partie de mon quotidien, mais pas le ski de fond.

À 10 ans, après deux sorties sur ma toute première paire de skis (usagés), je mets une croix définitive sur le sport. Je préfère rester au chaud à lire les aventures d’Alice plutôt que d’avoir de la neige plein les mitaines à force de planter dans le décor hivernal. Mais tout va changer en 2007 alors que je fais la rencontre de José, mon ingénieux partenaire de vie.

Lui-même adepte du ski de fond style libre, son premier coup de génie consiste à m’offrir un équipement de ski neuf. Misère! J’atterris au stationnement P8 du Parc de la Gatineau avec deux bateaux accrochés aux pieds. Je peste tout au long de ma première ascension, incapable de faire trois poussées sans perdre le souffle et l’équilibre. Mais je finis par m’y faire grâce à de nombreux soupers romantiques dans les refuges du Parc.

À l’automne 2008, je suis diagnostiquée d’une tumeur maligne à l’omoplate gauche. Malgré des opérations successives à l’épaule, le cancer récidive et on finit par amputer le bras, l’épaule et une partie de la cage thoracique. C’était le 21 avril 2009.

Le même jour, je fais la connaissance d’Oscar Copperfield, mon bras fantôme. On se fait la guerre pendant plusieurs mois au bout desquels il devient un allié. Depuis, c’est un baromètre émotif extraordinaire : il s’agite lorsque mon esprit est préoccupé, il se contracte et s’endolorit lorsque mon cardio est dans l’tapis, et il se détend lorsque je suis en heureuse compagnie.

Je suis une éternelle curieuse. J’aime le changement, la nouveauté et les rebondissements. En 2010, je me laisse entraîner à des compétitions de ski de fond par deux paralympiens de retour de Vancouver. Ils m’énergisent dans un moment creux de ma vie. Ils me motivent à repousser mes limites en me faisant voir de nouvelles possibilités.

Deux ans plus tard, je prends part à une Coupe du monde de ski paranordique et de biathlon. Je suis fascinée par la diversité, la résilience et l’adaptabilité des athlètes. Ils sont forts. Ils sont déterminés. Ils bougent avec confiance, sans se préoccuper de leur différence. Ce qui leur manque n’a visiblement aucune importance. Inspirée par leur esprit combatif, je balaye définitivement tout reste de gêne et de honte lié à ma nouvelle réalité. C’est à ce moment que le projet paralympique prend son envol…

« Le sport a été un aspect crucial de mon rétablissement physique et mental. Avec 15 livres de moins du côté gauche, je devais rebâtir ma force abdominale, retrouver l'équilibre et renouer avec un corps qui m'était devenu étranger. »

Faits saillants sportifs.

Motivée par un puissant désir de repousser ses limites, Caroline s'établit comme véritable athlète à temps pour représenter le Canada aux Jeux paralympiques de Sotchi en ski de fond et en biathlon. Aujourd'hui, elle vise les prochains Jeux d'hiver qui se tiendront du 9 au 18 mars 2018, à Pyeongchang en Corée du Sud.

À venir en 2017

Épreuves de qualification pour les Jeux de Pyeongchang:
Mars 2017 - Corée du Sud
Décembre 2017 - Canada

2016

Coupe nord-américaine (Québec)
Record personnel - skate 10 km

Championnat canadien de l'Est
Record personnel - skate 5 km

2015

Championnat canadien de ski
1ère place - skate 10 Km
1ère place - classique 7.5 Km

2014

Jeux paralympiques de Sotchi
11e place - biathlon 10 Km
12e place - biathlon 12.5 Km
14e place - biathlon 6 Km
16e place - skate 5 km

2013

Coupe du monde (Canada)
6e place - biathlon 10 km*
*qualifiée en biathlon pour les Jeux

Coupe du monde (États-Unis)
5e place - skate 5 km*
*qualifiée en ski pour les Jeux

2012

Toute première participation à une Coupe du monde de ski paranordique.

Caroline s'engage dans la voie de la compétition de haut niveau.

« Si j'avais le choix de retourner en arrière, je ne changerais rien à mon parcours. Les grandes épreuves nous ramènent à l’essentiel de la vie et de ce que nous sommes; elles nous permettent de réaliser notre plein potentiel. »

En apprendre plus.


2011

2013

2015