Course de biathlon 10 Km hier. Beaucoup de vent: environ 35 Km/h avec des rafales à 55 Km/h. Les meilleures filles de ma catégorie ont manqué 3 à 4 cibles. J’en ai manqué 7… pas très heureuse. Mais j’ai circulé les boucles de pénalité le plus vite possible et je me suis hissée au haut des buttes comme si ma vie en dépendait. L’effort en a valu la peine puisque j’ai dépassé le temps limite de qualification internationale par deux minutes.

Ce fût une excellente course pour moi – la meilleure depuis le début de cette Coupe du monde – mais aussi l’épreuve où je m’attendais le moins à me qualifier parce que c’est l’épreuve la plus difficile selon moi. Je suis contente, soulagée et encouragée… tout à la fois. Après une performance médiocre lors du biathlon court 6 Km, j’étais convaincue que ma chance de me qualifier était perdue.

Ces résultats ne me donnent pas mon laissez-passer pour Sotchi. Ca veut simplement dire que mes chances d’être sélectionnée pour faire partie de l’équipe viennent d’augmenter puisque je suis maintenant qualifiée dans deux disciplines: en ski de fond ET en biathlon. La décision sera prise par Ski de fond Canada et le Comité paralympique canadien au début de février.

Je peux définitivement faire beaucoup mieux dans le champ de tir. J’ai dû faire des ajustements importants à ma carabine et à ma position sur le tapis… pas idéal juste avant les courses… afin de m’adapter aux cibles paralympiques qui sont plus étroites et plus hautes que celles sur lesquelles je me suis entraînée.

Si je me rends au Jeux, ce sera à titre d’athlète participatif. J’ai été bonne dernière dans toute mes courses jusqu’à présent et ce, malgré des gains significatifs en temps depuis la Coupe du monde de janvier 2013. Pas de doute : c’est une année olympique. Personne ne traîne de la patte. Tous les skieurs en formation ou ambivalents sont restés chez eux. Il ne reste que la crème.

Les temps des meilleurs athlètes de ma catégorie se sont avérés être quatre, cinq parfois six minutes plus rapides que les temps de l’an dernier malgré un parcours accidenté. Les Russes sont particulièrement rapides. Ils se sont fait pousser des ailes au cours de la dernière année. C’est incroyable de les voir aller!